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Bicentenaire de la naissance de Lajos Kossuth

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Sur le mur d’un immeuble d’une des rues très touristiques du centre de Pest se trouve la plaque commémorative suivante:

Au besoin cliquez sur la photo pour la voir plus grande (retour moyennant le bouton "Page précédente" de votre programme d’affichage).

Photos : Hans-Rudolf Hower 2003

Inscription

Texte original (en hongrois)

Kossuth Lajos 1802 - 2002

Születésének 200 évfordulójára állíttatta Ferencváros önkormányzata

Traduction

Lajos Kossuth 1802 - 2002

L’administration autonome de Ferencváros a fait mettre [cette plaque] pour le bicentenaire de sa naissance.

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Commentaire

D’après Larousse, Lajos Kossuth (ou Kossuth Lajos, comme disent les Hongrois), devenu président du Comité de défense nationale lors de la révolution de 1848, a proclamé l’indépendance de la Hongrie et la déchéance des Habsbourg. Vaincu par les Russes, il a été forcé d’aller en exil, où il est mort en 1894 (à Turin). Voilà le résumé des quelques petites lignes que cette encyclopédie moderne française consacre à Kossuth.

L’encyclopédie allemande de Brockhaus parue en 1885, donc du vivant de Kossuth aussi bien que de la monarchie austro-hongroise, consacre une demie-page grand format à cet homme extraordinaire suscitant autant l’amour fervent de ses co-militants que la haine de ses adversaires politiques. Juriste, journaliste et orateur brillant, Kossuth s’est très tôt engagé dans une carrière politique et journalistique mouvementée dans les rangs de l’opposition anti-habsbourg. Ses journaux qui publiaient les débats et négociations politiques des assemblées étaient poursuivis par la censure et interdits plus d’une fois. En 1837, Kossuth a été condamné à quatre ans de prison pour haute trahison avec plusieurs autres personnes, mais a été relâché en 1840 grâce à une amnistie générale. Il en a profité pour devenir le rédacteur en chef du Pesti hírlap (Journal de Pest) qui lui a servi de tribune pour une propagande nationaliste de plus en plus poussée. Après sa démission de ce poste, en 1844, il devient chef d’associations nationalistes, puis député de la diète en 1848 et finalement ministre des finances sous le comte Batthyányi. Il profite de sa charge pour organiser la lutte aussi bien contre le gouvernement central de Vienne que contre le mouvement nationaliste des Slaves du sud (= Yougoslaves, mais la Yougoslavie en tant qu’unité politique n’existait pas encore). Selon Brockhaus, cette politique "ultramagyare" a éloigné de la "cause nationale" les éthnies non-magyares de la Hongrie.

C’est l’abdication de l’empereur Ferdinand Ier et l’inthronisation de François-Joseph, en 1848, qui a été l’occasion pour Kossuth de déclarer l’indépendance de la Hongrie et la déchéance des Habsbourg-Lorraine. Pendant trois mois Kossuth est président régnant ou gouverneur de la Hongrie indépendante, siégeant à Pest, mais la pression militaire surtout de la Russie l’oblige d’abord à se retirer de plus en plus vers le sud du pays et finalement à abdiquer dès août 1949. A ce moment de sa carrière, Brockhaus le considère d’ailleurs comme un dictateur qui lègue ses pouvoirs à son successeur Görgei.

Les années suivantes se passeront en exil, tantôt en prison, tantôt en liberté, et l’emmèneront de la Turquie en Angleterre et aux Etats-Unis. Ensuite il sera le chef des émigrés hongrois à Londres, puis à Turin et Rocaro. Il organisera des légions hongroises pour soutenir Garibaldi dans sa lutte pour l’union italienne, refusera toute amnistie et toute idée de retour à la patrie, même après être élu et réélu député dans son pays. Il écrira beaucoup et s’opposera aux tentatives d’entente entre la Hongrie et l’Autriche, notamment au fameux "Ausgleich" (compensation) de 1867. Cette édition du Brockhaus ne peut pas savoir que Kossuth mourra en exil, à Turin.

Comme l’épisode des légions hongroises en Italie l’indique, la vie de Kossuth se passe dans une période où une grande partie de l’Europe ressemble à un tourbillon de mouvements révolutionnaires, nationalistes, républicains et autres, tous tendant à remettre en cause le pouvoir monarchique établi et souvent luttant pour les droits de certaines éthnies ou nations. Kossuth est contemporain de tant d’autres personnages et groupements du même gabarit, comme Garibaldi et les Carbonari, qui luttent tous contre le gouvernement central des Habsbourg et la domination de leur pays par les Autrichiens. Ce processus ne s’arrêtera qu’à la fin de la Première guerre mondiale, avec l’écroulement de la monarchie austro-hongroise.

Voir aussi les inscriptions concernant les détenus politiques de Brno-Spilberk de la même époque.

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Bibliographie

Titre / Auteur

Observations

Info / achat

Petit Larousse en couleurs

Lajos Kossuth ne figure que dans un tout petit article de la partie historique du dictionnaire.

Cette édition n’est pas disponible sur amazon.fr, mais je suppose que les éditions plus récentes contiennent à peu près le même contenu consacré à Kossuth.

Tout sur Lajos Kossuth

Pour avoir une liste des livres français parlant de Lajos Kossuth cliquez sur le lien indiqué à droite.

Lajos Kossuth

Brockhaus Conversations-Lexikon

En langue allemande. L’article "Kossuth" se trouve dans le tome 10 paru à Leipzig en 1885.

Bibliothèques universitaires, bouquinistes

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Arrivée en moyens de transport en commun

Pour l’arrivée à Budapest, voir Inscriptions de Budapest.

Descendez du métro à Deák tér ou à Ferenciek tere, allez à pied vers le Danube tout proche, mais seulement pour gagner Váci út. En suivant cette rue en grande partie piétonne vous découvrirez plein de restaurants, bar, terrasses, etc. - et la plaque commémorative de Lajos Kossuth.

Les indications concernant l'arrivée correspondent à nos informations ou même expériences personnelles, mais nous ne pouvons assumer aucune responsabilité pour leur exactitude. Quand vous lirez cette page, les choses peuvent avoir changé dans la réalité.

Hans-Rudolf Hower 2003 (Merci mille fois à Olga de m’avoir donné un coup de main pour la première traduction du hongrois !)

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Dernière mise à jour : 03/10/11